Sommaire
 
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De Crystelle

" Je suis une amoureuse de l'allaitement, j'ai allaité ma fille 13 mois,c'est elle qui en commençant à marcher a décidé qu'elle était trop grande pour mon sein. J'ai adoré cette période précédent le sevrage, notre lien affectif ainsi que nos rapports "télépathiques" n'en étaient que plus forts. Je savais exactement quand ma fille se réveillait et "m'appelait" même en étant à des kilomètres. J'avais une petite sirène d'alarme qui se mettait en route et m'intimait de rentrer tout de suite à la maison, alors je rentrais afin de retrouver la tranquillité d'esprit et à chaque fois mon bébé me demandait. Puis surtout, j'ai découvert qu'un bébé a énormément de demandes qui peuvent passer inaperçues et le pousser à pleurer. Je n'ai eu un bébé " pénible " que lorsque j'avais des soucis, sinon c'était un bébé calme, câlin, éveillé et indépendant malgré le fait que je l'ai allaité à la demande et que je ne l'ai jamais laissé pleurer.
Bien sûr j'ai aussi rencontré des difficultés, des crevasses, les régimes . Mais le résultat en a vraiment valu la peine.
Aujourd'hui ma fille à neuf ans, j'ai une relation idyllique avec elle. Et surtout, elle n'a jamais été malade, elle ne connaît tout simplement pas de pédiatre à part pour ses vaccins. Tout ces petits bobos de bébé ont été soignés au lait maternel.
Voilà, je suis à nouveau enceinte de presque 5 mois et j'espère retrouver ce bonheur qui est la douce continuité de la grossesse. Si j'ai un conseil à donner aux femmes décourager qui veulent continuer l'allaitement, n'écoutez que votre instinct et votre bébé.
Je n'en ai fait aucun soins, à part faire rouler le mamelon dans mes doigts le soir en regardant la télé. Je n'y pensais pas très souvent mais j'ai vraiment essayé de le faire régulièrement.
Je suis arrivée à la maternité " remontée" prête à me battre oralement contre qui que ce soit qui me refuserait mon bébé la première nuit ! J'avais tellement entendu de choses bizarres, étant très jeune (23 ans) très timide, je m'étais préparée psychologiquement à refuser tout refus de la part du personnel soignant.
Après la naissance, sachant que mon bébé devait téter avant les deux heures qui suivent, (c'est très important pour le reflex de succion) j'ai refusé qu'on me l'enlève après son premier bain. Je l'ai pris tout contre moi, l'ai mis au sein avec l'aide de mon mari, j'avais peur de l'écraser, de le tordre, de le casser tout simplement. Ma petite fille a pris mon sein goulûment en me regardant dans les yeux, j'étais conquise! Puis quand vraiment j'ai senti que je n'en pouvais plus, j'ai accepté de dormir sans elle, mais j'ai réussi à obtenir la promesse de la nurse de garde, qu'elle me l'amène dans la nuit. Je savais que le colostrum était très important pour les bébés. Et puis surtout, s'il goutte au biberon d'eau sucrée, le bébé peut le préférer au sein, car téter au sein demande un effort supplémentaire. J'ai du passer pour une fanatique, mais je crois que cet état d'esprit m'a permis de dépasser ma timidité et de me battre contre le personnel hospitalier qui est, admettons le, plus enclin aux biberons plutôt qu'à la tétée à la demande, qui ne nécessite pas d'organisation. Je n'ai pas de grand souvenir de la première nuit, sauf que la nurse m'a aidée à poser ma fille contre mon sein.
Heureusement, mes efforts ont vite été couronnés de succès car ma montée de lait est apparue au bout d'un jour et demi (ce qui est exceptionnel de nos jours) mais suivie d'un engorgement. Ça me faisait rire de vider le trop plein de mes seins dans l'évier j'avais aussi l'impression de gaspiller, bien que cela ait été douloureux. Je devais très souvent me masser sous les bras pour empêcher que ce soit très douloureux. Au bout de quatre ou cinq jour, le rythme de croisière se mettait en route.
Le jour de la sortie, ma fille pesait 3,660 Kg alors qu'à la naissance elle pesait 3, 430 Kg. Le pédiatre m'a félicité d'avoir du lait d'aussi bonne qualité. Pour moi, la victoire de bien commencer ma nouvelle vie de mère me transportait et me rendait forte.
Ouf, le Papa était là pour me faciliter les choses .
Allaiter à la demande ne déploie pas une grande organisation, on suit le rythme de bébé, mais n'est ce pas normal ? Il a bien dû suivre le notre pendant 9 mois. J'étais très fatiguée, mais plus sereine, je n'avais plus besoin de me battre contre qui que ce soit, je pouvais enfin faire à ma guise. La seule tétée que je " forçais " était celle du soir vers 23 heures, ce qui fait, que j'ai pu passer toutes mes nuits à dormir comme un bébé moi aussi.
Après ma première visite post natale, (2 semaines après l'accouchement) mon gynécologue m'a dit que tout s'était remis en place, ce qui est aussi un des bénéfices de l'allaitement. En effet, pendant la tétée, je ressentais toujours les crampes au ventre. L'utérus par contractions reprenait sa forme initiale, grâce aux tétées.

Les coliques : Autour de ses trois semaines, Mélanie (mon bébé) se tordait quelques fois de douleurs. Après une visite chez le pédiatre, il m'a été conseillé de supprimer les laitages ainsi que certains fruits et légumes. Les coliques se sont complètement arrêtées.
Mon pédiatre m'a alors félicité d'allaiter car Mélanie était faible au niveau de son estomac et elle aurait sûrement mal supporté les lait maternisés.
Les crevasses : Difficile de les éviter.
J'ai reçu toutes sortes de baumes magiques. Rien n'y faisait, j'avais peur que mon sein s'infecte, c'était très douloureux. Je lavais le mamelon crevassé après chaque tétée à l'eau bouillie mais rien ne changeait. Je me suis alors dit que j'allais encore faire n'importe quoi juste pour ne pas laisser mon sein à l'humidité. J'ai bricolé une petite boite en carton que j'ai collé à l'armature de mon soutien gorge, ce qui me donnait un sein difforme et deux fois plus gros que l'autre, mais je ne me voyais pas rester les seins à l'air toute la journée. Et dans le bas de ma boite j'ai plié un kleenex pour absorber le lait qui coulait à la sauvage de temps en temps. Après la tétée, je séchais mon sein au sèche cheveux (position froide) et en trois jour plus de crevasse !

Triste moment, à 13 mois, Mélanie a découvert les joie de la marche. Elle était grande et presque " majeure ". Le sein était une partie de rigolade pour elle, elle me regardait d'un air malicieux, prenait le sein dans sa bouche et hop, en riant elle tournait la tête ! Le message était clair, j'ai du me résoudre à la laisser grandir et faire connaissance avec la fourchette et l'assiette comme les grands et sans aide !

 

 
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